Les résultats du 5ème concours d’histoire de la banque et de la finance ont été proclamés
Les résultats du “Concours d’histoire de la finance et de la banque” organisé par le centre dd’archives et de recherches de la banque de la Banque ottomane, l’Union européenne pour l’histoire bancaire” (EABH) et la Fondation pour l’Histoire (Tarih Vakfý ) ont été proclamés le mardi 15 décembre, dans le bâtiment de la direction générale de la banque Garanti. Le concours réalisé avec le soutien de la banque Garanti vise à susciter des travaux scientifiques et créer une tradition de recherches en histoire de la banque, de la finance et de l’économie de la période ottomane à nos jours.
Le prix du meilleur livre a été attribué à Joseph Glass-Ruth Kark « Des entrepreneurs sépharades à Jérusalem. La famille Valero, 1800-1948 ». Nursel Manav a reçu le prix du meilleur master pour son travail sur « la famille Baltazzi et les relations entre Etat et banquiers ». Hilary Cooperman-Relli Shechter ont obtenu le prix du meilleur article pour leur recherche intitulée « La marque des cavaliers : ‘Marlboro Country’ et la formation d’une nouvelle classe moyenne en Egypte, Arabie Saoudite et Turquie». Deux mentions ont été attribuées: dans la catégorie doctorat à Devrim Dumludað pour sa thèse « Les investissements du capital étranger dans les pays en voie de développement et en Turquie ; le rôle des institutions» et dans la catégorie master à Kazým Baycar pour son master « L’émigration ottomane en Argentine, 1870-1914”. Le prix dans la catégorie bourse de recherche n’a pas été attribué cette année.
Des ateliers d'histoire orale se sont tenus au musée de la Banque ottomane sous la direction de Leyla Neyzi, maître de conférences à l'université Sabancý, avec le concours du centre d'archives et de recherches de la Banque ottomane et de l'université Sabancý. Deux cents personnes ont participé aux ateliers. Parmi les participants, on comptait notamment des enseignants des universités, des professeurs d'histoire, des étudiants en master et en doctorat, des artistes, des architectes, des membres d'associations et des employés de musée. 30 des participants étaient venus de départements autres qu'Istanbul : Ankara, Eskiþehir, Mersin, Kocaeli, Kars, Muðla, Balýkesir, Kýrklareli, Antalya, Aydýn, Izmir et Kayseri. 70% des participants étaient des femmes, 30% des étudiants.
L'atelier a pour objectif de confronter l'histoire et les travaux sur l'histoire orale et la mémoire collective, d'expliquer les méthodes de l'histoire orale et de développer son utilisation en Turquie. Il se poursuivra avec des réunions au musée de la Banque ottomane en collaboration avec l'université Sabancý. Son objectif final est de créer des archives d'histoire orale en réalisant de manière professionnelle des projets d'histoire orale et de partager ces résultats avec le public sur des supports électroniques (site internet) ou imprimés (livres).
Les travaux réalisés dans les ateliers
L'objectif principal des travaux réalisés les samedi 30 janvier et dimanche 1er février 2009 était d'expliquer la place de l'histoire orale dans le processus de recherche et d'analyse de notre histoire contemporaine. Sous la direction de Leyla Neyzi, le premier jour de l'atelier a été consacré à des séminaires sur l'histoire et l'institutionnalisation de l'histoire orale. Les séminaires du deuxième jour ont porté sur les méthodes et l'éthique de l'histoire orale. Durant les deux après-midi, on a répondu aux questions des participants et débattu de leurs commentaires. Les participants, venus de milieux divers avec des travaux d'histoire orale très variés, se sont attardés principalement sur les sujets suivants: la mémoire, le traumatisme, l'éthique, la place de l'histoire orale dans les sciences sociales, la constitution d'archives d'histoire orale, l'enregistrement et l'analyse des entretiens.
Leyla Neyzi a souligné que les entretiens d'histoire orale devaient être précédés par un travail professionnel de préparation et d'analyse. Alors que l'histoire orale est apparue tardivement en Turquie et reste négligée par les historiens, elle a insisté sur la nécessité d'institutionnaliser et de développer ce domaine de manière interdisciplinaire. Tout en débattant de travaux d'histoire orale réalisés en Turquie, on a mis en évidence comment, dans des pays dont le passé est proche de celui de la Turquie, les travaux d'histoire orale ont transformé la perception de l'histoire et la société.
Vendredi 11 décembre 2009, 09:30 - 19:00
Samedi 12 décembre 2009, 09.30 - 12:15
Avec la mondialisation, l’économie d’Istanbul a connu de rapides transformations. Alors que les secteurs de l’époque du développement reculaient, les domaines des services et des finances, fondés sur des relations mondialisées ont vu de grandes avancées. Les investissements dans les industries de la culture, les médias, l’art et le tourisme ont augmenté, de même que les emplois liés à ces secteurs. Parallèlement, les transformations spatiales de la ville se sont accélérées: les quartiers et espaces publics qui ne correspondaient pas à la nouvelle image de la ville ont été mis à l’écart, alors que de nouvelles activités de construction et de nouveaux types de bâtiments se développaient. Le symposium intitulé « L’économie d’Istanbul dans la mondialisation » abordera ces sujets et des dimensions négligées dans les analyses macro de la ville.
En raison de travaux de rénovation au Musée de la Banque ottomane, le symposium aura lieu à Taþkýþla, dans les bâtiments de l'ÝTÜ (Université Technique d'Istanbul).