Le Centre d’archives et de recherches de la Banque ottomane
ouvre le débat sur le livre
« Economie et société sur les deux rives de l’Egée »
Le Centre d’archives et de recherches de la Banque ottomane (OBAAM) organise un panel pour débattre du livre « Economie et société sur les deux rives de l’Egée », produit de la coopération du département d’histoire de l’université du Bosphore et de la banque Alpha. Le panel se déroulera en anglais le mercredi 3 novembre de 17h00 à 19h00 dans le bâtiment Natuk Birkan de l’université du Bosphore et le discours d’ouverture sera réalisé par Sima Benaroya, la directrice de l’OBAAM. Participeront au panel le professeur Edhem Eldem, directeur du département d’histoire de l’université du Bosphore, le professeur Kostas Kostis, enseignant au département de sciences politiques de l’université d’Athènes et conseiller des archives historiques de la banque Alpha, Hakan Erdem, enseignant à la faculté d’art et de sciences sociales de l’université Sabancý et les directeurs de l’ouvrage.
Le livre publié en 2010 dans le cadre des publications des Archives historiques de la banque Alpha est issu d’une série de séminaires intitulée « Les sociétés grecques orthodoxes à la fin de l’époque ottomane » et réalisée entre 2004 et 2007. Ont participé aux séminaires des historiens, des anthropologues et des sociologues turcs et grecs travaillant dans des universités ou des centres de recherches. Les sujets abordés dans les séminaires se sont concentrés sur des aspects sociaux et économiques tels que les relations intercommunautaires, les identités nationales et sociales, les activités commerciales, les réseaux sociaux, l’échange de populations ou le patriarcat œcuménique. Les textes des présentations réalisées pendant trois ans ont été rassemblés dans ce livre avec l’objectif d’offrir une contribution aux débats académiques entre les historiens des deux rives de l’Egée et à la littérature internationale. L’ouvrage est dirigé par Lorans Tanatar Baruh, responsable scientifique de l’OBAAM et Vangelis Kechriotis, maître de conférences au département d’histoire de l’université du Bosphore.
Panel autour du livre « Economie et société sur les deux rives de l’Egée »
Date : mercredi 3 novembre 2010
Heure : 17:00- 19:00
Lieu : bâtiment Natuk Birkan, université du Bosphore, salon Ýbrahim Bodur
Contact : (212) 292 76 05 - Özge Öner
De la capitale ottomane à la mondialisation d’Istanbul: l’architecture et la ville,
1910-2010
Vendredi 15 octobre 2010 09:30 - 19:00
Samedi 16 octobre 2010 09.30 - 12:30
Le musée de la Banque ottomane organise le troisième symposium d’une série qui étudie Istanbul du point de vue économique, social et culturel. Le symposium De la capitale ottomane à la mondialisation d’Istanbul: l’architecture et la ville, 1910-2010, portant sur la ville et le milieu de l’architecture à Istanbul au dernier siècle aura lieu les 15-16 octobre 2010 dans le bâtiment de Taþkýþla de l’Université technique d’Istanbul (ÝTÜ). Il a pour responsable scientifique le professeur Sibel Bozdoðan et pour organisatrice Ýpek Yada Akpýnar. Les séances sur l’architecture et la ville et la plateforme de débat qu’elles offriront sur la transformation radicale de la ville font de ce symposium un événement d’un importance critique non seulement pour observer le présent et le passer mais aussi pour élaborer un cadre conceptuel sur l’avenir de la ville.
Articuké autour des ruptures sociales, économiques et politiques, le symposium étudiera les nouveaux espaces publics et modes de vie de la ville dans des séances intitulées “la modernisation de la capitale”, “les débuts de la république et la spatialisation de la ville moderne”, “l’économie fermée/la visibilité des politiques populistes: la ville et l’architecture”. Le symposium s’achèvera par une séance où seront débattus les nouveaux projets et nouvelles positions relatifs aux évolutions et problématiques de l’architecture dans le cadre de la transformation radicale intervenue après 1980.
Selon Ýpek Yada Akpýnar, pour la ville d’Istanbul qui a connu de grands changements depuis 100 ans, le début du XXe siècle a été à la fois une fin et un commencement. De nos jours, nous assistons aussi à un processus de transition sembable, à un passage à un nouvel équilibre économique, social, culturel et spatial. Les fins et les débuts de siècles sont considérés comme des tournants critiques pour étudier du point de vue du passé et du présent les rêves utopiques et les images urbaines et architecturales, pour travailler sur les méthodes de conceptualisation et comprendre dans quelle mesure les nouvelles images sont réalisables. Le symposium vise à proposer de nouvelles pistes pour comprendre ce processus de changement dense, chaotique, parcellaire et radical, Istanbul dans son passage de la capitale ottomane à la scène mondialisée du troisième millénaire.
Les résultats du 5ème concours d’histoire de la banque et de la finance ont été proclamés
Les résultats du “Concours d’histoire de la finance et de la banque” organisé par le centre dd’archives et de recherches de la banque de la Banque ottomane, l’Union européenne pour l’histoire bancaire” (EABH) et la Fondation pour l’Histoire (Tarih Vakfý ) ont été proclamés le mardi 15 décembre, dans le bâtiment de la direction générale de la banque Garanti. Le concours réalisé avec le soutien de la banque Garanti vise à susciter des travaux scientifiques et créer une tradition de recherches en histoire de la banque, de la finance et de l’économie de la période ottomane à nos jours.
Le prix du meilleur livre a été attribué à Joseph Glass-Ruth Kark « Des entrepreneurs sépharades à Jérusalem. La famille Valero, 1800-1948 ». Nursel Manav a reçu le prix du meilleur master pour son travail sur « la famille Baltazzi et les relations entre Etat et banquiers ». Hilary Cooperman-Relli Shechter ont obtenu le prix du meilleur article pour leur recherche intitulée « La marque des cavaliers : ‘Marlboro Country’ et la formation d’une nouvelle classe moyenne en Egypte, Arabie Saoudite et Turquie». Deux mentions ont été attribuées: dans la catégorie doctorat à Devrim Dumludað pour sa thèse « Les investissements du capital étranger dans les pays en voie de développement et en Turquie ; le rôle des institutions» et dans la catégorie master à Kazým Baycar pour son master « L’émigration ottomane en Argentine, 1870-1914”. Le prix dans la catégorie bourse de recherche n’a pas été attribué cette année.
Des ateliers d'histoire orale se sont tenus au musée de la Banque ottomane sous la direction de Leyla Neyzi, maître de conférences à l'université Sabancý, avec le concours du centre d'archives et de recherches de la Banque ottomane et de l'université Sabancý. Deux cents personnes ont participé aux ateliers. Parmi les participants, on comptait notamment des enseignants des universités, des professeurs d'histoire, des étudiants en master et en doctorat, des artistes, des architectes, des membres d'associations et des employés de musée. 30 des participants étaient venus de départements autres qu'Istanbul : Ankara, Eskiþehir, Mersin, Kocaeli, Kars, Muðla, Balýkesir, Kýrklareli, Antalya, Aydýn, Izmir et Kayseri. 70% des participants étaient des femmes, 30% des étudiants.
L'atelier a pour objectif de confronter l'histoire et les travaux sur l'histoire orale et la mémoire collective, d'expliquer les méthodes de l'histoire orale et de développer son utilisation en Turquie. Il se poursuivra avec des réunions au musée de la Banque ottomane en collaboration avec l'université Sabancý. Son objectif final est de créer des archives d'histoire orale en réalisant de manière professionnelle des projets d'histoire orale et de partager ces résultats avec le public sur des supports électroniques (site internet) ou imprimés (livres).
Les travaux réalisés dans les ateliers
L'objectif principal des travaux réalisés les samedi 30 janvier et dimanche 1er février 2009 était d'expliquer la place de l'histoire orale dans le processus de recherche et d'analyse de notre histoire contemporaine. Sous la direction de Leyla Neyzi, le premier jour de l'atelier a été consacré à des séminaires sur l'histoire et l'institutionnalisation de l'histoire orale. Les séminaires du deuxième jour ont porté sur les méthodes et l'éthique de l'histoire orale. Durant les deux après-midi, on a répondu aux questions des participants et débattu de leurs commentaires. Les participants, venus de milieux divers avec des travaux d'histoire orale très variés, se sont attardés principalement sur les sujets suivants: la mémoire, le traumatisme, l'éthique, la place de l'histoire orale dans les sciences sociales, la constitution d'archives d'histoire orale, l'enregistrement et l'analyse des entretiens.
Leyla Neyzi a souligné que les entretiens d'histoire orale devaient être précédés par un travail professionnel de préparation et d'analyse. Alors que l'histoire orale est apparue tardivement en Turquie et reste négligée par les historiens, elle a insisté sur la nécessité d'institutionnaliser et de développer ce domaine de manière interdisciplinaire. Tout en débattant de travaux d'histoire orale réalisés en Turquie, on a mis en évidence comment, dans des pays dont le passé est proche de celui de la Turquie, les travaux d'histoire orale ont transformé la perception de l'histoire et la société.