Activités
Les deux rives de l’Egée 2004-2005
22 octobre 2004 – Séminaire inaugural
Le séminaire sera introduit par les discours d’Hector Verykios, Ayşe Soysal et Selim Deringil. La première présentation sera effectuée par le consul général de Grèce, Alexis Alexandris, qui étudiera les relations turco-grecques. Le professeur Kostas Kostis de l’université d’Athènes parlera des recherches sur l’histoire ottomane et turque dans son pays. Le professeur Edhem Eldem de l’université du Bosphore traitera des recherches sur l’histoire des Rums et l’histoire contemporaine grecque en Turquie
Tolga Egemen sera le dernier intervenant. Le séminaire s’achèvera par la projection du court-métrage “Double Memory”, réalisé par Yorgo Çilingiroğlu. Le film évoque la conjoncture politique entre les deux pays tout en soulignant les points communs des deux cultures à travers le voyage Istanbul-Athènes de deux sœurs.
19 novembre 2004 – Athanasia Anagnostopoulou
Les différents visages de l’ottomanisme grec
Anagnostopoulou a étudié le turc à Paris. Dans son intervention, elle traitera de l’idéologie ottomaniste “grecque”, sujet de nombreux travaux en Grèce. Les travaux en question remettent en cause les “réalités” imposées par l’histoire nationale grecque, mais sont pour la plupart loin de traduire la diversité des réalités ottomanes. Cette présentation étudiera l’ottomanisme grec comme un processus de transition, en croisant les approches sur le sujet.
Le professeur Athanasia Anagnostopoulou est l’auteur des livres “Les associations grecques d’Anatolie (XIXe s.-1919), de la communauté rum à la nation grecque”, “Le passage de l’Empire ottoman aux Etats-nations, un processus long et difficile: la Grèce” et de nombreux articles sur Chypre et le rôle de la religion dans la fondation d’une nation.
17 décembre 2004 – Selim Deringil
Identité et appartenance dans l’Empire ottoman: la conversion
Selim Deringil étudiera la période entre le firman des Tanzimat (1839) et le firman des Réformes (1856), qui tentent d’établir un nouveau système alors que de nombreuses incertitudes demeurent. La conférence se concentrera sur la question de la liberté religieuse, la modification des équilibres et les relations entre les communautés non musulmanes et l’Etat.
Le professeur Selim Deringil a effectué sa licence et son doctorat à l’université d’East Anglia, en Angeterre. Il a enseigné aux Etats-Unis, en Angleterre et en Israël. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire politique et culturelle. Il est l’auteur de “Le jeu des équilibres. La politique étrangère de la Turquie pendant la seconde guerre mondiale” et de “Symboles et Idéologies du pouvoir: le règne d’Abdülhamid, 1876-1909”, ainsi que de nombreuses recherches sur la fin de l’Empire ottoman.
18 février 2005 – Haris Exertzoglou
Les structures de la pauvreté dans les centres villes ottomans des XIXe et XXe siècles.
Haris Exertzoglou étudiera la question de la pauvreté dans le cadre des transformations sociales, de la naissance de la classe moyenne et de la bureaucratie ottomane au temps de la centralisation. Il comparera le cas des Chrétiens orthodoxes et communautés hellénophones d’Istanbul et d’Izmir.
Le professeur Haris Exertzoglou a effectué sa licence au département d’économie de l’université d’Athènes et son doctorat au King’s College. Depuis 1989, il enseigne l’histoire de l’Empire ottoman et des Balkans à l’Université de l’Egée en Grèce, au département d’histoire et d’anthropologie sociale. Il s’intéresse aux fêtes nationales en Grèce et à la reproduction de l’identité nationale grecque, et a notamment publié “Les associations et la communauté grecque dans l’Empire ottoman” (version turque publiée en 2004 par Tarih Vakfı).
18 mars 2005 – Arzu Öztürkmen
La mémoire sociale de Tirebolu: l’ethnographie historique sur plusieurs terrains d’un bourg de la mer Noire
Arzu Öztürkmen étudiera l’histoire sociale de Tirebolu, un bourg de la mer Noire sous l’influence des immigrations et émigrations qu’il a connu pendant des années. Elle s’appuiera sur l’histoire orale et les archives, à partir des recherches de terrain effectuées en Grèce et en Turquie.
Maître de conférences, Arzu Öztürkmen a effectué sa licence au département de management de l’université du Bosphore et son doctorat au département de folklore de l’université de Pennsylvanie. Elle enseigne depuis 1994 l’histoire orale, la culture et le folklore des débuts de la République au département d’histoire de l’université du Bosphore. Parmi ses champs de recherches, on peut citer l’histoire orale, l’histoire du folklore et des célébrations nationales, l’histoire de la danse et la mer Noire.

25 mars 2005 – Murat Yaykın, Ozan Say ve Deniz Demirtaş
Gökçeada (İmroz)
Ozan Say et Deniz Demirtaş, étudiants à l’université du Bosphore évoqueront avec Murat Yaykın, président du conseil d’administration de l’IFSAK en 2005-2005, l’histoire, la géographie, la musique, la culture, l’économie, les fêtes, les influences politiques et les migrations à Gökçeada, en bref, tous les aspects de l’île, en s’appuyant sur des vidéos et une projection de diapositives.
Les diapositives tirées de l’exposition du photographe Murat Yaykın donneront un aperçu de la population locale. Des vidéos illustreront la fête de la Vierge Marie, célébrée chaque année les 14-16 août.

15 avril 2005 – Socrates Petmezas
La Macédoine rurale (1900-1920): Etablir un pont entre les périodes ottomane et grecque.
Socrates Petmezas étudiera les espaces ruraux de Macédoine au début du XXe siècle. Dans sa présentation, il comparera les résultats du premier recensement agricole effectué en 1907-1908 dans l’Empire ottoman avec les statistiques grecques effectuées entre 1914 et 1922 dans la région de Macédoine. Il tentera ainsi de mesurer la dimension informative des deux recensements, de comparer les économies rurales des périodes ottomane et grecque et ainsi de donner une idée plus nette du développement économique de la région dans la dernière décennie ottomane. Le principal objectif de Socrates Petmezas est d’établir un point entre des milieux académiques enfermés dans leur discours national.
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Socrates Petmezas est diplômé du département d’économie de l’université de Thessalonique et a effectué son master à l’EHSESS. Depuis 1990, il enseigne l’histoire économique et sociale au département d’histoire et d’archéologie de l’université de Crète. Il est l’auteur d’un livre en grec publié en 2003 et intitulé “L’agriculture grecque au XIXe siècle”.
13 mai 2005 – Antonis Anastasopoulos
Une analyse du XIXe siècle ottoman: l’exemple de Karaferye
Antonis Anastasopoulos soulignera l’importance d’une histoire sociale comparée dans une perspective ottomane. Il se concentrera ici sur l’exemple de la ville de Karaferye, située au sud des Balkan et dont la population était composé de musulmans et de non-musulmans.
Antonis Anastasopoulos a obtenu son doctorat en 1999 à l’université de Cambridge pour une thèse intitulée “Institutions impérialistes et associations locales: Karaferye ottomane, 1758-1774”. Il enseigne actuellement l’histoire ottomane à l’université de Crète et s’intéresse notamment aux relations entre le centre et les provinces de l’Empire, aux institutions ottomanes, aux associations ottomanes au XVIIIe siècle et aux stèles funéraires musulmanes.
3 juin 2005 –Elçin Macar
La question des Fondations communautaires à l’époque du Parti unique. Tek Parti
Elçin Macar étudiera les problèmes posées par la période de l’“administrateur unique”, du changement de la loi sur les Fondations en 1938, jusqu’à son abrogation en 1949. Il soulignera les dysfonctionnements de cette période où des personnes incompétentes furent chargées de l’administration des fondations et les plaintes récurrentes des communautés.
Elçin Macar est né en 1968. Il a effectué sal licence au département des relations internationales de l’université d’Istanbul. Il est actuellement enseignant au département des Sciences politiques et relations internationales de l’université technique de Yıldız. Il est l’auteur du “Patriarcat de Fener” (co-écrit avec Yorgo Benlisoy), de “Deux Communautés disparues à Istanbul- Les Grecs de rite catholique oriental et les Bulgares” et de “Le patriarcat grec d’Istanbul à l’époque républicaine”.
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